La relève du cirque présente Sapience et Barok XXI à la Tohu

Guilia Scamarcia dans Barok XXI
Guilia Scamarcia dans Barok XXI | Crédit : Roland Lorente

Du 29 mai au 10 juin 2018, les finissants de l‘École nationale du cirque montent sur la piste de la Tohu pour présenter en alternance leurs deux spectacles de fin d’année : Sapience et Barok XXI. Ces créations originales nous offrent une occasion unique de découvrir ces jeunes artistes à l’aube de leur carrière internationale dans les meilleurs cirques du monde.

Un aboutissement pour les étudiants de l’École nationale du cirque

L’École nationale du cirque est la plus importante institution de formation supérieure en arts du cirque des Amériques. Depuis 1981, elle forme la relève des artistes circassiens, qui suivent une formation complète depuis le secondaire jusqu’au collégial. D’envergure internationale, elle renouvelle les arts du cirque et leur enseignement. Chaque année, les finissants proposent leur spectacle de fin d’année au public. C’est l’occasion pour eux de présenter leur art dans les conditions réelles d’un spectacle, et de mettre en application leurs apprentissages dans une production complète. J’ai assisté le 30 mai dernier à la première Barok XXI, l’un des deux spectacles des finissants, conçu et mis en piste par Peter James.

Cooper Smith dans Barok XXI

Cooper Smith à la roue Cyr dans Barok XXI | Crédit : Roland Lorente

Barok XXI : un spectacle digne de professionnels

Barok XXI nous propose une performance dans une atmosphère post-apocalyptique où les personnages cherchent un sens à leur existence. Tout au long du spectacle, nous les voyons errer, hurler, rire et danser dans leur quête pleine d’espoir. Cette mise en scène enrobe des performances physiques et artistiques de haut niveau.

Ce qui m’a impressionnée dans Barok XXI, c’est qu’à aucun moment je n’ai eu l’impression de voir des étudiants en représentation. Les numéros sont exécutés avec une grande maîtrise technique et une belle sensibilité émotionnelle.

Keenan Wright Sanson et Georgia Simpson dans Barok XXI

Keenan Wright Sanson et Georgia Simpson dans Barok XXI | Crédit Roland Lorente

On retient son souffle dans les numéros de voltige, comme le trapèze, la corde volante ou les rubans. On s’impressionne de la puissance nécessaire aux numéros de sangles aériennes et de la roue Cyr. On s’émerveille également de l’habilité remarquable et de la précision des numéros de jonglage et d’acrobaties au sol. Barok XXI se distingue par la fébrilité qui se ressent dans la salle. En effet, nous, public, savons que les artistes ont tout juste fini leur formation et en sont à leurs premiers pas sur scène. C’est donc avec un regard plein d’admiration, de bienveillance et d’encouragements que nous les regardons s’envoler vers leur prometteuse carrière.

Guillaume Larouche dans Barok XXI

Guillaume Larouche sur la planche coréenne dans Barok XXI – Crédit : Roland Lorente

C’est des étoiles plein les yeux que j’ai quitté la Tohu à la sortie de Barok XXI, et je suis certaine que les étudiants qui se sont illustrés dans Sapience ont également assuré le show. On souhaite le meilleur à ces jeunes artistes sur la voie du succès !

 

Les billets pour Barok XXI et Sapience sont disponibles auprès de la billetterie de la Tohu, à des prix très accessibles.
Une belle occasion de découvrir, comme je l’ai fait, ce qu’est devenu le cirque contemporain.

 

Barok XXI et Sapience – jusqu’au 10 juin 2018 à la Tohu

Laisser un commentaire