Elle, le film : quand le harcèlement est source d’excitation

Elle

Le dernier opus de Paul Verhoeven, le film ELLE, avec Isabelle Huppert dans le rôle principal,  fût diffusé durant le Festival du film francophone Cinémania.

Le film Elle faisant partie des films que nous avons recommandés de voir à Cinémania, c’est en profane que je suis entré dans la salle de cinéma pour le visionner.

Ayant réalisé des œuvres telles que Robocop, Basic Instinct et Total Recall, Verhoeven s’est rapproché d’une équipe française pour réaliser Elle, tiré du roman « Oh…» de Philippe Djian. Au casting on retrouve Virginie Efira, Laurent Lafitte, Anne Consigny et Charles Berling.

Elle : Une œuvre dérangeante et fascinante

C’est avec beaucoup de surprise que j’ai découvert et apprécié ce film qui n’a rien de commun. Le film met en scène Michèle (Isabelle Huppert), riche directrice d’une entreprise de jeux vidéo, qui vit seule avec son chat. Un soir, celle-ci se fait violer chez elle. Imperturbable et paraissant presque non touchée par cet événement elle va commencer à enquêter autour d’elle et développer une relation étrange avec son agresseur.

Par conséquent, Isabelle Huppert incarne une femme vivant de manière décomplexée sa relation avec la violence sexuelle. C’est une personne qui matérialise les déviances décrites par Sigmund Freud. Elle se présente comme froide et déconnectée des réalités mais pourtant très vivante.

 

Elle : De la violence naît la subtilité des émotions

C’est de l’absence de réaction psychologique connue ou prévisible que ce film tire tout son charme. En effet, les relations déviantes de Michèle créent un protagoniste à part entière. Les autres personnages, bien qu’ayant leurs personnalités propres, créent les nuances de la personnalité de Michèle.
Ainsi, c’est dans la complexité du personnage que l’intrigue prend davantage de hauteur. Car au-delà de la violence des actes sexuels, c’est l’impassibilité de la victime qui fait perdre au spectateur les notions du bien et du mal durant le film.
Cette manière de peindre le personnage dans les paradoxes  est, sans aucun doute, dérangeante mais aussi appréciée car elle laisse au spectateur le libre arbitre de décider.

 

Paul Verhoeven signe, donc,  ici une œuvre complexe et esthétique mêlant violence et passion. Notons par ailleurs la performance artistique et psychologique des acteurs et le talent d’Isabelle Huppert dans ce rôle taillé sur mesure.

 

Le film Elle sera à l’affiche le 18 novembre dans les salles montréalaises.

 

 

 

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