Il était une fois…le western : beauté teintée d’amertume

Il était une fois… le western

C’est jusqu’au 4 février que vous aurez l’opportunité de voir l’exposition Il était une fois… le western : une mythologie entre art et cinéma au Musée des Beaux-Arts de Montréal.

J’ai grandi dans une atmosphère d’adoration des westerns spaghetti à la Sergio Leone alors j’ai toujours eu une fascination pour les plans à la Sergio Leone et la musique de Ennio Morricone. C’est donc avec plaisir que je suis allée à la découverte de cette exposition.

Le projet, produit par le MBAM ( Musée des Beaux-Arts de Montréal) et le Denver Art Museum (DAM), s’inscrivait dans la programmation officielle du 375e anniversaire de Montréal.
Le Musée des Beaux-Arts, qui a reçu la visite de 1 323 837 personnes au cours de l’année 2017, a voulu offrir une perspective inédite sur le cinéma et ses sources d’inspiration c’est-à-dire les arts visuels du milieu du  XIXe siècle à nos jours.

IL ÉTAIT UNE FOIS… LE WESTERN
UNE MYTHOLOGIE ENTRE ART ET CINÉMA

Cette exposition nous fait revivre l’évolution du Western à travers les paysages de l’Ouest merveilleusement peints par différents artistes américains comme Jackson Pollock et Andy Warhol.
Le Western a imprégné le conscient commun de par les grands classiques du cinéma. En allant de John Ford et Sergio Leone jusqu’à Clint Eastwood, Quentin Tarantino et les frères Coen, le style n’a cessé de se réinventer.

Cette exposition met aussi le doigt sur les mythes et les stéréotypes associés au genre. Elle explore des thèmes moins glorieux comme la violence, la colonisation, la représentation stéréotypée des gens, les relations interraciales tendues, thèmes sensibles toujours d’actualité. C’est aussi les versants sombres de cette période que l’exposition explore.
On y voit comment le mythe du western a été créé, comment il a été transmis et transformé aux États-Unis et au Canada.
Le cinéma a d’ailleurs perpétué les préjugés envers les peuples des Premières Nations avec des représentations limitées et sans originalité.
Il était une fois…le western témoigne de cette relation étroite entre le septième art et les arts visuels.


L’exposition est donc intéressante en ce sens : elle met en lumière la beauté du Western mais aussi ses côtés moins attrayants. 

Sur place, vous pourrez admirer plus de 400 peintures, sculptures, installations, photographies, artéfacts, photogrammes et extraits de film. D’ailleurs vous pourrez même admirer une authentique diligence ayant appartenu à Buffalo Bill! 


Vous découvrirez aussi les figures fondatrices et récurrentes du cinéma western, comme le cowboy, « l’Indien », le trappeur, l’éclaireur, et bien d’autres.

 

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de voir Il était une fois…le western, vous aurez jusqu’au 4 février pour le faire.

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