Félix, je me souviens : Félix Leclerc revit sur scène

Le 15 octobre, je suis allé voir Félix, je me souviens avec mon fils de 26 ans, Marco. Nous en sommes sortis éblouis par la qualité du spectacle, qui fait revivre la vie et l’œuvre de Félix Leclerc dans un mélange de théâtre, de chansons, de cirque, de projections et d’archives.

Mon fils connaît très bien Félix Leclerc. Sans fausse modestie, je trouve qu’il lui ressemble un peu : c’est un Félix des temps modernes, avec ses poèmes et ses chansons avec un pseudo MOG. Cette sortie nous a donc permis de découvrir ensemble un artiste qui a marqué la chanson québécoise.

Un parcours qui commence avant la célébrité

Le spectacle retrace les moments clés de la vie de Félix Leclerc, mais il ne s’arrête pas à l’image du chansonnier déjà célèbre. Une bonne partie du récit est consacrée à l’homme qu’il était avant la reconnaissance : son cheminement, ses premières expériences et sa détermination à trouver sa voie.

C’est l’un des aspects que mon fils a particulièrement appréciés. On découvre Félix comme un homme ordinaire dont le parcours a été façonné par la chance, mais aussi par ses choix et sa persévérance. Le spectacle rappelle également son rayonnement en France et en Suisse. Il le situe parmi les grandes figures de la chanson française, comme Édith Piaf, et évoque l’influence qu’il a eue sur des artistes tels que Georges Brassens.

J’ai aussi découvert une facette plus politique de Félix. Son nationalisme m’a surpris, tout comme sa sensibilité à certains grands enjeux. Le spectacle ne développe pas explicitement la question des Premières Nations, mais j’ai eu l’impression qu’il ne portait qu’il tentait de rassembler les gens, sans barrière de langue ou de couleur. Certains de ses textes semblent aussi faire écho à des conflits qui résonnent encore aujourd’hui.

Le petit train du Nord, Chou chou, Qui fait référence à la chanson mais aussi au voyages de Félix entre Montréal, Ottawa et le séminaire

Des décors qui nous font voyager

La scénographie est l’un des grands plaisirs du spectacle. Les décors se transforment d’un tableau à l’autre, et la scène nous transporte dans des lieux très différents.

Une image m’est restée en tête : une maquette miniature sur scène, prolongée par la projection d’un décor extérieur. La forêt prend alors une autre ampleur. Dans une autre scène, la mise en scène devient plus réaliste et artistique, comme si les comédiens se trouvaient dans un train.

Les projections, les changements de décor, la narration et l’action se renouvellent constamment. Les scènes ne m’ont jamais semblé redondantes, et cette variété a maintenu mon intérêt du début à la fin. Le spectacle se présente comme une création pluridisciplinaire qui mêle notamment musique, théâtre, cirque, illusion et vidéo.

Des chansons portées par des voix différentes

Le moment de Le Petit Bonheur m’a particulièrement charmé. Les interprètes se mettent à chanter à tour de rôle, et la chanson passe d’une voix à l’autre. Les chanteurs et chanteuses sont diversifiés : des hommes et des femmes, des artistes jeunes et plus âgés, des personnes blanches et noires. Cette variété donne à la chanson une nouvelle vie.

Un orchestre est également présent sur scène. Il accompagne les interprètes et contribue à la richesse musicale du spectacle. Les comédiens sont aussi chanteurs, et leur jeu comme leurs interprétations m’ont paru excellents.

Les vidéos d’archives et les images originales de Félix sont tout aussi intéressantes. Elles nous replongent dans le passé et nous rapprochent de l’homme derrière les chansons.

Une sortie à partager en famille

Mon fils, qui travaille au Cirque du Soleil, a lui aussi trouvé que c’était un spectacle de grande qualité. Il a aimé la combinaison du cirque et des performances musicales, ainsi que la façon vivante de raconter l’histoire de Félix. Il pense que le spectacle aurait sa place dans les écoles et qu’il pourrait aussi intéresser les nouveaux arrivants, puisqu’il donne à voir ce qu’était le Québec.

Je le recommanderais à tous. Les enfants comme les grands-parents peuvent y trouver leur compte et se laisser transporter dans l’univers de Félix Leclerc. C’est à la fois une découverte artistique et une rencontre avec une partie importante de notre histoire culturelle.

Félix, je me souviens – Informations pratiques

  • À Montréal : Théâtre St-Denis, jusqu’au 25 octobre 2026
  • À Québec : Théâtre Capitole, du 31 octobre au 15 novembre 2026
  • Conception et mise en scène : Martin Genest
  • Direction musicale : Simon Leclerc
  • Billets et renseignements : site officiel du spectacle

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